26.11.2008

La crise

Depuis 30 ans la croissance et confisquée par une minorité. C'est évidemment cette minorité qui prend les décisions et tant qu'elle profite des fruits de la croissance, elle ne va pas changer quoi que ce soit. Aujourd'hui pratiquement plus rien ne cadre la spéculation financière. Les bulles s'enchaînent et ceux qui l'alimentent, en profitent sans scrupules jusqu'au dernier moment avant l'éclatement. Le système est dépourvu d'une capacité d'autogestion ou d'autocritique. Actuellement les populations du monde entier payent pour ces convulsions spéculatives. Les dirigeants ont compris le danger et essaient de s'organiser pour sauver les soldats Libéralisme et Économie globalisée. Mais ce n'est qu'une nouvelle tentative du système de s'adapter aux évolutions afin de garantir sa survie.

Le désarrois est à son comble. Comment envisager l'avenir de notre belle humanité dans ces conditions? Comment vivre en tant qu'individu, sachant que notre civilisation-même est en danger et peut-être même notre espèce qui scie la branche sur laquelle nous sommes assises? Soit on trouve du réconfort dans la spiritualité, soit on s'organise pour le temps que nous est imparti. Et là, je vois effectivement un espoir. Depuis 50 ans on nous prend pour des consommateurs abroutis. On nous isole dans des pavillons, on nous met la pression au boulot, on vend la disponibilité de notre cerveau et nous explique que c'est la liberté de faire des courses frénétiques le samedi en Ville Active... Ca marche le temps que la compensation semble plus forte que la perte de liberté réelle. Aujourd'hui ça marche de moins en moins. Les salariés des pays dits "développés" sont en compétition directe avec les populations des pays émergents qui ne gagne qu'une fraction de confort en contrepartie de leurs efforts, les nouvelles sources de richesse comme l'économie immatérielle s'épuisent. La situation s'améliore pour certains chinois et émirats arabes, mais pour nous, qui nous plaignons à un niveau toujours assez confortable, le compte n'y est plus. Fini l'illusion que nos enfant auront plus de confort, plus de santé, plus de liberté de mouvement.

Les principes de nos sociétés de consommation et de croissance sont basé sur l'égoisme et la cupidité. La compétition à l'outrance. Ces traits de caractères sont certainement inscrit dans nos gènes. Le prédateur en nous, nous ne pouvons le nier. Mais il y en a d'autres. L'esprit coopératif, le lien social et l'activité culturelle et artistique, ces inventions humaines ont permis de dépasser le stade sauvage à une civilisation. A nous de redécouvrir ces qualités qui peuvent du sens à notre présence ici et maintenant. Concrètement, c'est l'habitat groupé, les circuits courts de produits agricoles, le relocalisation des activités, l'engagement dans la vie associative, temps passé avec les enfants...Et un peu moins d'heures devant l'ordinateur.

Et n'oublions pas que la crise, aussi bénéfique qu'elle pourrait être, va avoir des conséquences terribles pour certains. Les multinationales comme Unilever vont prendre les difficultés comme prétexte pour accélérer les restructurations et fermer des sites en France. "Une mauvaise nouvelle parmi d'autres", diront elles. Donc de nombreuses personnes perdront leur boulot après 30 ans chez Amora ou Michelin ou ailleurs, après avoir vécu dans une certitude qui a construit leur vie. Certains vont perdre leur maison (plus capables de rembourser les crédits), et pire, perdre la confiance en eux. Le chômage est souvent vécu comme une honte et pas tout le monde n'aura les capacités intellectuelles ou culturelles pour se relever tout seul. Dans notre réjouissance sur l'échec libéral, n'oublions pas les victimes innocents. La solidarité commence là, et avec elle la voie vers une autre manière de vivre ensemble.

06.11.2008

Réunions Habitat Groupé Écologique à Nîmes et Montpellier

Le Sud bouge. Plusieurs soirées seront organisées autour de la question de l'Habitat groupé écologique et l'autopromotion à Montpellier et à Nîmes. Ces réunions ont pour but d'informer et d'échanger sur les perspectives de ce type de projets dans notre région. Dans le contexte actuel de la crise du libéralisme sans limites, la question de la qualité environnementale et sociale des logements est la dernière préoccupation des acteurs conventionnels comme les promoteurs. L'autopromotion permet à chacun de prendre l'initiative et de créer avec d'autres personnes qui partagent ces valeurs, un habitat réellement durable et marqué par un nouveau rapport entre voisins, plus solidaire et plus convivial.

Merci de diffuser largement cette information.

Une soirée à Montpellier le 18 novembre à la Maison de quartier Frédéric Chopin, 1 rue du Marché aux Bestiaux, à 20h. Organisée par l'association Ecohabitons

3 soirées à Nîmes, le 5 décembre, le 12 janvier et le 2 février à La Courte Échelle, 11 bis rue de Genève, proche de la Gare SNCF.

informations détaillées au http://www.toitsdechoix.com